• Les débuts de la cartomancie

    Les débuts de la cartomancie

    A ses débuts, la cartomancie fut exercée de façon spontanée, selon l’inspiration, à défaut de toute méthode établie. Par habitude, des traditions s’instituèrent, très différentes d’un pays à l’autre, voire d’une région à l’autre.
    Les cartes parlent d’elles-mêmes, leur signification s’impose avec facilité à l’esprit de leur utilisateur. Ainsi, des coutumes naquirent, fruit de l’expérience.

    Ce n’est qu’au XVIIIe siècle avec Etteila, que la cartomancie trouva enfin son l égislateur. Chaque carte acquit alors une signification précise, en fonction de sa symbolique propre, mais aussi de son voisinage et de sa position, ainsi que de son sens : droite ou renversée. Etteila institua également l’art de tirer les cartes.
    Après lui, des combinaisons nouvelles furent mises au point par Mlle Lenormand, qui finirent par offrir aux cartomanciens une méthode élaborée et précise. Ces derniers prirent dès lors, l’habitude de tirer les cartes d’après leur enseignement, sans se permettre d’en diverger. L’autorité de ces deux figures de proue était telle qu’il ne serait venu à l’idée de personne de remettre en question leurs préceptes.
    Les cartes semblaient donc jusqu’alors figées dans la rigidité de leur définition première. Des cartomanciens comme Odoucet ne laissaient aucune place à l’inspiration, ne voulant voir dans la signification des cartes que celle qui y était peinte. Or, la rigidité mène à la mort. Les choses doivent évoluer avec leur temps, sous peine de dépérir.

    L’époque moderne voit se dégager une tout autre opinion : les cartes divinatoires ne sont qu’un support de voyance, de type symbolique. Elles ne peuvent servir au voyant que d’indicateur. Elles suggèrent une direction de recherche par le symbole qu’elles dégagent.
    Il ne faut en aucun cas leur attribuer leur sens premier si on ne le ressent pas. Dans un exercice divinatoire, et quel que soit le support utilisé, seule la faculté de perception extra-sensorielle joue. Par eux-mêmes, les supports ne veulent rien dire. Ils sont comme des vêtements n’habillant aucun corps vivant, ou comme des bouteilles vides.
    L’art du cartomancien moderne consiste donc d’abord à observer son thème de cartes, établi face à lui, en analysant toutes les significations symboliques suggérées. Sans faire aucun choix et sans à priori. Puis à attendre que des impressions, des intuitions, sinon des clichés de voyance pure, apparaissent à son esprit.
    Tout ce qu’il ressentira alors, face à son consultant, sera le fruit d’une perception paranormale sans aucun rapport avec une psychologie élémentaire ou de raisonnement.

     

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